Vannier, vétérinaire, volcanologue : certains métiers en V affichent un nombre d’offres d’emploi stable depuis plusieurs années, malgré des besoins parfois très spécialisés. Les chiffres de l’INSEE montrent que les recrutements restent marginaux pour certains de ces métiers, tandis que d’autres connaissent de fortes tensions locales.
La nomenclature des professions évolue régulièrement, intégrant de nouvelles fonctions comme vidéaste ou valoriste, témoignant de l’adaptation du marché aux mutations technologiques et environnementales. Le classement alphabétique ne préjuge en rien des perspectives, mais il révèle la diversité des trajectoires professionnelles accessibles aujourd’hui.
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Panorama des métiers en v : une diversité souvent méconnue
Derrière la lettre V, le monde du travail cache bien plus que ce que l’on imagine au premier abord. Les métiers débutant par V forment un ensemble bigarré, où sciences, agriculture, commerce, artisanat, santé animale et numérique se côtoient sans se ressembler. Si l’on pense spontanément à vétérinaire, vigneron, viticulteur, vidéaste, vitrailliste, vendeur, cette liste ne donne qu’un aperçu du vivier professionnel réel.
Pour mieux cerner l’étendue de ces métiers, voici un aperçu des principaux secteurs et compétences qui leur sont associés :
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- Secteurs couverts : santé animale, agriculture, sécurité, commerce, artisanat, arts visuels.
- Compétences recherchées : technicité, créativité, sens du contact, gestion, rigueur, capacité d’analyse.
Le parcours du vétérinaire exige des études longues, souvent jusqu’à Bac+7, avec de multiples spécialisations possibles allant de la faune sauvage à la recherche scientifique. À l’inverse, le vannier ou le vitrailliste se forment généralement par la voie de l’apprentissage ou du CAP, héritant de gestes transmis de génération en génération. Les vignerons et viticulteurs restent fortement ancrés dans certains territoires : Bourgogne, vallée du Rhône, Bordeaux. D’autres métiers, comme vidéaste ou valoriste, sont nés de l’essor du numérique et de la prise de conscience environnementale.
On retrouve des professionnels en V dans toutes les grandes villes, mais les besoins varient considérablement entre Paris, Lyon, Grenoble ou Marseille. Les voies d’accès diffèrent : cursus longs pour la santé ou la science, formations plus courtes pour l’artisanat ou la vente. Cette diversité incite à consulter des fiches métiers détaillées afin d’affiner ses choix ou d’envisager une reconversion.
Quels secteurs recrutent vraiment des professionnels dont le métier commence par v ?
Les domaines porteurs pour les métiers en V évoluent en fonction des mutations économiques, des attentes de la société et des particularités régionales. Le secteur de la santé animale reste très actif : les vétérinaires exercent en cliniques, laboratoires, élevages ou centres de recherche, répondant à la fois à l’intérêt grandissant pour le bien-être animal et aux exigences de santé publique.
Le commerce demeure une valeur sûre, du vendeur en boutique au vendeur en ligne. Les besoins du secteur s’ajustent au rythme de la digitalisation, des nouveaux usages du retail et de la logistique urbaine.
Du côté de l’agriculture et de la viticulture, la demande se concentre dans les régions traditionnelles comme la Bourgogne, Bordeaux ou la vallée du Rhône, mais aussi dans des bassins tournés vers l’agriculture biologique. Les rythmes de production, les vendanges et l’exportation créent un flux régulier d’emplois, souvent saisonniers, parfois pérennes.
L’artisanat d’art conserve des niches précieuses : vitraillistes, verriers décorateurs, vanniers. La restauration du patrimoine, l’innovation architecturale ou la revitalisation de savoir-faire régionaux alimentent ces secteurs, même si les opportunités se concentrent sur des chantiers spécifiques ou des ateliers spécialisés.
Côté sécurité, la demande de vigiles reste soutenue pour surveiller événements, sites publics ou entreprises. L’événementiel et les industries créatives sollicitent vidéastes, vidéographistes, visual merchandisers, portés par l’explosion des contenus audiovisuels et des expériences immersives. Quant aux valoristes, ils incarnent la montée de l’économie circulaire : gestion du recyclage, nouvelles filières, adaptation aux contraintes écologiques et réglementaires sont leur quotidien.
Les parcours diffèrent, les profils se croisent, mais un point commun se dégage : ces métiers, qu’ils soient ancrés dans la tradition ou en pleine émergence, se réinventent en permanence pour répondre à l’évolution du marché du travail et aux changements qui traversent la société française.
Zoom sur quelques parcours inspirants : vétérinaire, vidéaste, viticulteur et au-delà
Prenons le cas du vétérinaire. Dans un cabinet urbain, il soigne chiens et chats, conseille les propriétaires. À la campagne, il accompagne les éleveurs, surveille la santé des troupeaux, reste disponible à toute heure. Son cursus, de bac+5 à bac+7, lui permet de se spécialiser (équin, faune sauvage, recherche…). Les salaires varient, de 2 000 à 5 000 € bruts par mois, selon l’expérience et la spécialisation. Son rôle s’est élargi ces dernières années : il intervient en prévention, conseille, contribue à la santé publique, accompagne les politiques d’élevage.
Côté vidéaste, la montée en force du numérique a propulsé ce métier au premier plan. Il filme, monte, scénarise, jongle avec le récit et la technique. Entreprises, agences, médias sollicitent ses talents, parfois en free-lance. Les revenus oscillent autour de 1 900 à 3 000 € bruts mensuels, ou 200 à 600 € la journée pour les profils expérimentés. Sa force ? Créativité, capacité à se renouveler, talent pour raconter. Les formations varient du BTS audiovisuel à l’apprentissage sur le terrain, tant le secteur évolue vite.
Chez le viticulteur et le vigneron, la distinction est nette : le premier cultive la vigne et produit le raisin, le second vinifie, gère le domaine, commercialise le vin. CAP, BTS, écoles d’ingénieurs agricoles : les voies d’accès s’ajustent aux ambitions. Les compétences attendues : gestion, technique, commercialisation. Les salaires ? Entre 1 800 et 4 000 € bruts mensuels, selon la taille du domaine et la région, la Bourgogne et la vallée du Rhône restent particulièrement attractives. La tendance s’oriente vers le bio, l’innovation, la valorisation du terroir.
À côté, d’autres métiers en V valent le détour : vitrailliste pour la restauration patrimoniale ou la création contemporaine, valoriste dans la gestion du recyclage, virologue pour la recherche en santé publique. Ce panel reflète la profondeur et la diversité des parcours que permet la lettre V, du patrimoine à la recherche scientifique, de l’artisanat à l’industrie.
Perspectives d’emploi et évolutions possibles pour chaque profil
Chaque profession en V, vétérinaire, vigneron, viticulteur, vidéaste, vitrailliste, ouvre sur des itinéraires variés, des débouchés concrets et de multiples évolutions. Le marché du travail suit les grandes transformations de société. Le bien-être animal, par exemple, élargit la mission du vétérinaire, sollicité aussi bien pour la prévention que pour la santé publique. Les spécialisations se multiplient, les passerelles vers la gestion d’établissements ou l’enseignement se développent.
Dans la filière viticole, la valorisation du terroir et le développement de l’agriculture biologique dessinent de nouveaux profils. Le vigneron peut se tourner vers la gestion de domaine, la commercialisation, voire créer sa propre exploitation. Le viticulteur, lui, peut affiner sa spécialisation ou diversifier ses activités, particulièrement dans les régions historiques comme la Bourgogne ou la vallée du Rhône. Les perspectives incluent management, export, innovation.
Dans les métiers créatifs, le vidéaste bénéficie de la digitalisation des communications. Entreprises, médias, agences recherchent des professionnels capables de scénariser, d’innover, de monter des contenus originaux. L’auto-entrepreneuriat s’impose, la notoriété et la spécialisation font la différence sur le plan des revenus.
Le vitrailliste signe le renouveau de l’artisanat d’art. Précision, créativité, connaissance de l’histoire de l’art sont autant de passerelles vers la restauration patrimoniale ou la création contemporaine. Les évolutions de carrière passent souvent par la maîtrise de techniques avancées, la collaboration avec des architectes ou l’accès au statut de maître d’art.
Certains métiers en V proposent également des évolutions spécifiques :
- Vendeur : le commerce se transforme, le e-commerce gagne du terrain. Les compétences digitales deviennent incontournables.
- Virologue : la recherche biomédicale se développe, portée par les nouveaux défis de santé publique.
- Valoriste : la montée en puissance de l’économie circulaire multiplie les opportunités, surtout dans les grandes villes.
Changer de voie pour un métier en V reste possible à tout moment, grâce à des formations adaptées et à des passerelles entre secteurs. L’innovation, qu’elle soit technologique, écologique ou artistique, façonne constamment ces professions et renouvelle les perspectives de carrière.
Parmi ces métiers en V, certains resteront confidentiels, d’autres connaîtront un essor inattendu. Une seule certitude : la lettre V n’a pas fini de tracer de nouveaux chemins sur la carte du travail.