Qui sont les bénéficiaires de la LSF ?

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La crise sanitaire du coronavirus est maintenant associée à une crise sociale. « Le nombre de bénéficiaires de la RSA augmente dans tout le pays », a déclaré Frédéric Bierry, Président des Affaires sociales de l’Assemblée des départements français (ADF) et Président (LR) du Conseil de la Division Bas — Rhin.

Depuis le début de l’accouchement à la mi-mars, de plus en plus de personnes de plus de 25 ans qui n’ont pas droit aux allocations de chômage ont bénéficié d’un revenu de solidarité active (RSA). Selon l’ADF, l’augmentation va de 2,4% à 5% en Bas-Rhin et s’élève à 10% en Seine-Saint-Denis, où le propriétaire du département, Stéphane Troussel, Emmanuel, a alerté Macron de « cette montée brutale et rapide ».

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« Certains contrôles ont été effectués par pour les participants à la RSA révoqués pendant la détention. Il se peut donc que, compte tenu du contexte, il y ait encore plus de bénéficiaires à l’heure actuelle », explique Pierre Monzani, directeur général du FAD, qui craint « une crise sociale sans précédent depuis un siècle ». C’est parce que « nous voyons les gens dans un effondrement social que c’était. « Pas dans les profils observés jusque-là, comme pour les petits entrepreneurs automobiles qui ont récemment démarré leur entreprise », a déclaré Jean-Luc Gleyze, Président (PS) du Conseil de la Gironde.

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En Seine-Saint-Denis « ce sont des gens qui ont accumulé de petits emplois, avaient des contrats à durée déterminée, des chauffeurs Uber, des travailleurs temporaires, des gens qui ont essayé de joindre les deux bouts en accumulant des heures de vacances, qui n’ont pas assez travaillé et n’ont pas suffisamment contribué pour prétendre avoir allocations de chômage ».

« 45 à 50 millions d’euros de plus »

Stéphane Troussel, président du Conseil de division Seine-Saint-Denis, est également alarmé par les difficultés financières qui risquent de s’aggraver dans son département cette année. « Nous avons déjà dépensé 7,5 millions d’euros de plus que prévu pour la RSA cette année. Si cela se poursuit, nous atteindrons 45 à 50 millions d’euros de plus d’ici la fin de l’année », craigne-t-il, soulignant qu’avec la baisse attendue des taxes de transfert (DMTO) dans les départements, les revenus diminueront dans les mois à venir.

Rappelez-vous que depuis la Loi sur la décentralisation de décembre 2003, les ministères paient la LSR à leurs citoyens. A cette époque, l’Etat avait promis de rembourser ce nouvel acte d’accusation « à l’euro suivant » sur la base de la solidarité nationale. As. Au cours des vingt dernières années, les ministères ont vu leurs dépenses sociales augmenter et les promesses de l’État ont été levées indépendamment du gouvernement.

Pour 2020, le Conseil de division Seine-Saint-Denis avait prévu un budget de 532 millions d’euros au titre de la RSA, montant que l’Etat ne dédommagera qu’un peu plus de la moitié, ce qui pousse Stéphane Troussel à nouveau » renationaliser la RSA. Entre-temps, le 29 mai, le gouvernement d’Edouard Philippe a annoncé un « plan de soutien massif » de 4,5 milliards d’euros pour les municipalités, dont 2,7 milliards d’euros pour les départements, pour « répondre à l’urgence promise par le Premier ministre ».

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