Comment justifier son absence ?

Vous êtes malade, vous venez d’apprendre le décès d’un proche ou il y a une fuite dans votre appartement ? C’est clair vous devez vous absenter de votre travail. Mais comment justifier cette absence auprès de votre employeur ? Vous trouverez dans cet article toutes les informations utiles.

Les motifs valables

En tête du podium pour s’absenter : vous êtes malade. Déjà, rayez tout de suite votre « flemmingite aiguë » de la liste des maladies valables ! La flemme, qu’elle soit chronique ou passagère, n’est malheureusement pas encore admise sur la liste des maladies qui justifient votre absence au travail.

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Par contre, la gastro-entérite ou la grippe sont parfaitement valides. Effectivement, personne ne vous blâmera de ne pas vouloir refiler vos virus à tout l’open space. Vous pouvez même demander un arrêt de travail s’il s’agît d’une intoxication alimentaire ou d’un mal de dos qui sera délivré par votre médecin à votre employeur.

Deuxio : le décès. A moins d’avoir un sans cœur comme supérieur hiérarchique, ceci est le motif d’absence avec le taux de crédibilité maximal. Evidemment, vous devez alors produire un certificat de décès attestant la mort de votre proche. La durée minimale fixée par la loi pour vous en remettre dépend de votre proximité avec le défunt mais cela n’empêche pas votre entreprise de vous proposer un délai supérieur. Enfin, sachez qu’aucune condition d’ancienneté ne peut être exigée pour s’absenter en cas de décès.

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Tertio : le cas de force majeur. Ici, nous parlons de motif indépendant de votre volonté à l’instar d’une grève dans les transports. Dans cet exemple, vous êtes privé des transports en commun que vous utilisez chaque jour pour vous rendre à votre lieu de travail. Dans un autre contexte, une tempête, de fortes pluies ou des chutes de neige sont aussi des excuses recevables. Par contre, si c’est une pratique courante dans votre entreprise, votre employeur peut vous proposer alors de travailler en télétravail. Il peut aussi retirer votre absence de vos congés.

La vérification des justificatifs

Que ce soit pour une maladie ou un décès, sachez que vous avez l’obligation légale de faire parvenir à votre employeur un justificatif d’absence dans les 48 heures suivant votre absence. Il est quand même de son devoir d’essayer de vous joindre pour vous demander des explications par tous les moyens disponibles. Et s’il n’y arrive pas, il pourra vous adresser un courrier pour demande de justificatif d’absence passé ce délai de 48 heures.

En cas de maladie donc, veillez à vous munir d’un certificat médical et en cas de décès d’un certificat de décès dès votre retour au bureau si votre absence ne dépasse pas 48 heures. Les mentions importantes à vérifier dans vos justificatifs sont : le nom, prénom et votre statut dans l’entreprise, le ou les date(s) d’absence. En effet, ils doivent correspondre avec vos dates d’absence effective au sein de l’entreprise.

Il est important que vous n’omettez pas de justifier votre absence au risque de subir une sanction disciplinaire qui peut aller du simple blâme en passant par la mise à pied au licenciement. Toutefois, si votre employeur ne vous demande rien au bout de 2 mois, il ne pourra plus avoir recours aux sanctions disciplinaires car cette absence de réaction sera considérée comme de la tolérance.

Ce que vous risquez en cas d’absence injustifiée

Comme présenté dans le point précédent, vous êtes dans l’obligation de toujours justifier vos absences. D’ailleurs, pour rappel « une absence imprévue, non justifiée est un manquement à vos obligations contractuelles de ponctualité et d’assiduité » envers votre employeur. Une absence injustifiée est donc un comportement fautif.

Après le délai de 48 heures, votre employeur vous envoie une demande de justificatifs via une lettre de mise en demeure et vous n’y répondez toujours pas. Rien qu’à ce stade, vous risquez déjà gros. Mais comme votre employeur est tenu de respecter le principe de proportionnalité dans les sanctions (c’est-à-dire des sanctions proportionnelles à la gravité de la faute commise), il pourrait commencer par vous notifier avec un rappel à l’ordre. Il pourrait aussi vous envoyer une lettre d’avertissement vous signifiant que votre absence injustifiée est une faute grave.

Qui dit faute grave dit éventualité d’un licenciement si votre manager suit toutes les procédures légales à cet effet : il va commencer par vous convoquer à un entretien préalable au cours duquel il vous informe de votre licenciement puis vous envoyer une notification de licenciement par courrier recommandé avec accusé de réception.

Sachez enfin qu’une absence injustifiée équivaut aussi à la déduction de toutes les heures d’absence sur votre bulletin de paie. Mais aussi que si vous prolongez votre absence injustifiée elle pourra être considérée par votre employeur comme un abandon de poste. Ce dernier point n’est pas à prendre à la légère car cela induit un licenciement sans aucune indemnité. Si votre employeur est indulgent et vous propose une mise à pied disciplinaire plutôt qu’un licenciement, votre rémunération sera suspendue le temps de la mise à pied.

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